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18/03/2019 Le cahier des charges d’un lotissement :

Il sera rappelé que le règlement d’un lotissement doit contenir les règles d’urbanismes applicables au secteur et que le cahier des charges, quant à lui, contient les règles contractuelles entre co-lotis.

L’article L 442-9 du code de l’urbanisme rappelle que :

« Les règles d'urbanisme contenues dans les documents approuvés d'un lotissement deviennent caduques au terme de dix années à compter de la délivrance de l'autorisation de lotir si, à cette date, le lotissement est couvert par un plan local d'urbanisme ou un document d'urbanisme en tenant lieu. Toutefois, lorsqu'une majorité de colotis, calculée comme il est dit à l'article L. 442-10, a demandé le maintien de ces règles, elles ne cessent de s'appliquer qu'après décision expresse de l'autorité compétente prise après enquête publique. Les dispositions du présent article ne remettent pas en cause les droits et obligations régissant les rapports entre colotis définis dans le cahier des charges du lotissement, ni le mode de gestion des parties communes. Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux terrains lotis en vue de la création de jardins mentionnés à l'article L. 111-5-4. »

Toutefois, la Cour de Cassation, quant à elle, veille au grain :

Dans sa jurisprudence du 14 février 2019, n°18-10601, la 3ème chambre civile de la Cour de Cassation rappelle le principe « le cahier des charges d’un lotissement, quel que soit sa date, approuvé ou non, constitue un document contractuel dont les clauses engagent les co-lotis entre eux pour toutes les stipulations qui y sont contenues ». Il s’agit là d’un document contractuel que chaque co-lotis s’engage à respecter au moment où il fait l’acquisition des lots et qu’il doit bien examiner avant d’entreprendre des travaux sur don bien.

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